INGRID LUCHE
Ingrid Luche    
 

Ingrid Luche développe un travail à dimensions variables (spatialement, techniquement...) et porte son attention sur la perception de l'espace sensible et architectural, retouché par la mémoire. Les histoires se cultivent à la fronti?ère de l'imaginaire et de l'information continue, les effets de coïncidence sont formels.

Dans ses installations récentes, des balcons (en bois, aluminium et Altuglas), volumes mi-clos, ouverts en hauteur, occupent une surface suspendue dans l'espace d'exposition. Eléments d'une architecture de fa?çade, ils introduisent à l'intérieur les formes recomposées d'un paysage urbain, inversant l'usage qui les caractérise au dehors. Espaces de vie imaginaires ou reliefs de nuit apparaissent au travers d'un jeu
de transparences lumineuses puisque certains de ces volumes sont partiellement éclairés de l'intérieur ou sont traversés des éclairages environnants, naturels et artificiels.

Avec les Lustres, combinaison de câbles électriques et d'ampoules, l'électricité est le vecteur d'une tonalité ambiante spécifique : les variations subtiles d'intensités et de teintes d'éclairage, produisent un climat lumineux nuageux, celui non ordinaire de la tombée de la nuit par exemple. Le jeu de ces lampadaires d'intérieurs forme avec l'ensemble de l'installation un instant de ville apprivoisé : un laps de temps anonyme et préhensible ou un fragment d'espace, en mode pause.

Ingrid Luche (1971, Antibes), diplômée de l'EPIAR Villa Arson à Nice en 1994, vit à Paris.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 

ST (Day for Night 1), 2007
Montages électriques, ampoules flamme,
veilleuses et fluo-compactes,
ca 100 x 33 x 20 cm
© Photo Marc domage,
courtesy Air de Paris


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